Un petit délire matinal.
J'ai une théorie qui m'est apparut hier soir.
La musique à l'ère numérique serait en quelque sorte un prélude à l'ère post-capitaliste.
Ouais, ça l'air bien gros tout ça, mais ça veux dire quoi?
La musique à l'ère numérique est pratiquement gratuite à l'heure qu'il est, et c'est probablement le seul bien de consommation qui possède cette caractéristique.
Le capitalismee moderne, du moins, la société de marché est grandement basé sur l'idée de finitude...en anglais "scaracity". Je cherche le mot exact français mais je ne le trouve pas. Alors, disons finitude des marchandises. En provocant la rareté, on peut jouer le marché et donc moduler les prix. Et bien la musique numérique est un bien infini, accessible par tous, et pratiquement gratuit, du moins, pour les "méchants pirates".
Donc, ma théorie est que dans une ère post-capitaliste hypothétique, l'être humain parviendrait à gérer toutes ses ressources pour éviter de potentiellement en manquer. Avec une organisation sociale plus mature (on est loin de là), on pourrait arriver à combler les besoins matériels (réels) de tout le monde gratuitement. Quand je parle de besoin réel, ça consiste à se rendre compte de la quantité innomable de besoins impertinent qu'on peut avoir. Pour l'instant, notre organisation sociale est basée sur le désir, sur l'alimentation constante de la petite bête désir dans notre être. Cette petite bête est irresponsable si laissée à elle même ou stimulée.
Donc, considérant que la société réussi à gérer ses ressources pour éviter l'épuissement et arrive à répondre aux besoins réels de la population, pourquoi alors diable les citoyens devraient payer pour s'approprier ces marchandises? Ok, on est loin, j'avoue.
Bon, vous voyez où je veux en venir? Théoriquement, le créateur devrait être absolument enchanté de voir ses pièces entre un plus grand nombre de mains possible. Cependant, celui-ci n'as pas accès à l'argent qui est le mode d'échange préviligié dans notre société, encore, pour le moment. La musique est donc, à mon avis le premier bien de consommation à expérimenter une manière avant-gardiste d'échanger les biens entre humains
Hum. Jugez moi, je suis prêt.
mercredi 25 mars 2009
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3 commentaires:
C'est drôle que tu parles de ça. Justement je parlais de la disparition de la monnaie avec un bon ami la semaine dernière. Arrêtons d'être défaitiste et de dire que la population n'est pas prête pour ça, moi je dis qu'elle est prête mais elle ne veut juste pas faire les premiers pas. Il y a seulement les riches qui sont habitués à ne rien faire et gagner de l'argent qui veulent empêcher ça à tout prix, et malheureusement pour l'instant il sont en dictature sur ce monde...
Ça peut paraître irréaliste comme option. Mais avec un peu d'imagination on peut arriver à croire que c'est possible et même enviable. L'argent est un agent de domination extrêmement puissant et profondément ancré en nous.
C'est très intéressant de voir qu'Internet offre la possibilité de multiplier à l'infini la musique, mais aussi tout contenus, qu'ils s'agisse de connaissances, d'art, de communications etc.
Je ne vois toutefois pas pourquoi on se dirigireait vers une ère post-capitaliste où les bien se collectiviseraient de plus en plus. On voit clairement à l'oeuvre avec itunes les débuts d'une reprivatisation des téléchargements par exemple. Les revues universitaires continues également de réserver leur contenus alors que celui-ci pourrait être gratuitement accessible à n'importe qui.
Je crois qu'il vaudrait mieux parler d'une frontières entre un usage libre et collectif des bien ou un usage privatisé, rien ne garantissant qu'un bien puisse ou ne puisse pas tomber d'un côté ou de l'autre. Les luttes pour la propriété intellectuelle - comme lorsque des compagnies pharmaceutiques s'approprient des remèdes utilisés librement et collectivement par des communauté depuis des siècles, ou encore les luttes pour le droit de commercialiser des médicaments générique - sont un exemples qu'un bien peu basculer d'un côté ou de l'autre.
Quand on s'échange une recette de gateaux aux carottes, quand on se raconte une blague, quand on regarde un paysage, on use de bien collectifs. On le fait librement et sans s'en rendre compte, comme les autochtones usaient de la terre jusqu'à ce qu'on leur signale qu'il s'agissait maintenant d'un bien privé. Chacun de ces biens, à priori, pourrait potentiellement être privatisé. À l'inverse, internet a ouvert la porte à une collectivisation des contenus, via ce qui a rapidement été qualifié de piratage, mais pour combien de temps? C'est à nous de placer chacun des biens du côté collectif ou privé, mais internet ne me semble pas annoncer une espèce d'ère où tout basculerait dans le collectif, on a plus d'exemple du mouvement inverse.
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